Brogan Translation

My sister has translated me into French! She is an amazing poet, linguist and translator so i’m very honored. I’m hoping to go to some poetry events with her in Paris next week and work out a way to perform with her.

Here’s two poems, sorry i couldn’t work out how to make them sit side by side as Una lovingly sent them to me, Frenchis after the English.

Shan’s poem

 

My mate from Pakistan goes back to the homeland

But its house arrest for Shan

Grandparents home by US Embassy,

We’re supposed to go someday

Its years since that was a possibility

And we have this game together

About whose country is better

At topping the news bulletin

Reporting who’s had a bullet in

Invariably it’s mine

But there’s no danger when I dine

At my Northern Irish family home,

Nip back when I hear mum moan

Its years since Shan’s gone

Hard to leave for so long

And not visit the North

The mountain ranges, desolate places,

Explosive changes

And it’s always been this way

And mine’s gets better, hers gets worst

And the procession behind the hearse,

Commits the dead to verse

And Jihad video.

And continues to sow

In the fertile minds

Of martyrs friends

That they must seek revenge.

And I know Shan’s scared

What with all the news we’ve heard

And we’re both exiles in London

And our countries are long gone

Cause what is there to do

Between me and you

To make our countries better

Cause life is for living and here its free

And on our head let it be

My grandfather was a sheep farmer

Shopkeeper, bread man, father of ten

Shan’s was the grandfather of the judiciary

Very different men

He’s got his name in history

Shan’s got surnames on street signs

My granddad has zero Google finds

Shan’s great-granddad was the first chief     justice

And what will become of us

What is our responsibility

To our country’s history?

It’s messy when the enemy’s within

And you find yourself in publishing

Poème pour Shan

Ma pote de Pakistan rentre à la patrie

Mais pour Shan c’est l’assignation à résidence

Chez ses grands parents près de l’ambassade des Etats-Unis.

Un jour on est censé y aller

Mais depuis des années il n’y a plus la possibilité

Et on s’amuse à se demander

Lequel de nos deux pays

Est le plus souvent à la une

Pour une histoire d’infortune.

Invariablement, c’est chez moi

Mais je peux manger sans effroi

A la maison en Irlande du nord

Rentrer vite quand ma mère dit que j’ai tort/Y aller quand ma mère se plaint fort

Ca fait des années depuis que Shan n’est rentrée

Difficile de partir pour une si longue durée

De ne pas visiter le nord;

les paysages escarpés, les environs désolés, les changements effrénés.

Et c’est comme ça depuis toujours

De pire en pire chez elle, chez moi ça s’améliore

Et le cortège derrière chaque corbillard

Confie les morts à la postérité

Par une verse ou vidéo en toute fierté

Continuant à semer

Dans l’esprit fécond

Des amis de martyrs

Un message de vengeance.

Et je sais bien que Shan stresse

Après tout ce qu’on a vu dans la presse

On est toutes deux exilées à Londres

Et l’image de nos pays commence à fondre.

Car on peut faire quoi, toi et moi

Pour améliorer la situation dans nos pays

Il faut profiter de la vie, et ici c’est gratuit

A nos risques et périls.

Mon grand père était berger,

Commerçant, boulanger, le père de dix enfants

Celui de Shan était le grand-père du système judiciaire

Des hommes très différents

Il a laissé son nom dans l’histoire

Sur les panneaux de rues, leur nom de famille

 

Sur Google il n’y a pas de retour pour mon papi.

 

L’arrière grand-père de Shan fut le premier juge en chef

 

Et nous, qu’est-ce qu’on devient, bref

 

Quelle est notre responsabilité

 

Envers l’histoire de notre terre de nationalité?

 

C’est dur quand l’ennemi intime te demande « a quoi bon

 

Faire un boulot dans une maison d’édition ? »

 

A training ground

A training ground for the British Army
Sorry to alarm yeh,
But they called it The Troubles
Cause they never really, took it seriously.
It was just quite handy
To patrol in armoured Landy
Streets and fields
With guaranteed hot meals
A foreign hostile land
Without sun or sand
Not too far from England
Cut down on fuel cost
And what of lives lost
Sure they didn’t give a toss.
They had this trick
Where they’d take a mick
Up in a helicopter,
Blind fold the bugger,
Hover, lower
Then kick him out,
Laugh as he’d shout
Or white light, white noise
For the Long Kesh boys
Internment – where you have a stint
At her majesty’s pleasure,
With no charge or jury to measure
The nature of your crime
Or length of your time.
They use the word
To hide the absurd
Internment – imprisonment
The Troubles – civil war
Plantation – occupation
People stripped of right
Forced from land and sight.
But back to living history
It really is no mystery
The Troubles helped the army
The little occupation,
Didn’t cause a refugee situation
People ran away,
To see another day
On foreign building sites,
Or worked nights

In a cousins Irish pub
Found a way to slug
It out
This Northern Irish rout
People fled,
Saw loved ones shot dead
And among the troubled faces
The army built bases
Blocked roads, built watch towers
To watch the people cower
And when the IRA got real power
By bombing a Brighton hotel,
Making Thatcher see the hell,
She had unleashed,
On many a person’s head,
Saw her own loved ones dead
So Maggie says,
I think it would be wise
To talk and compromise
And a quarter of a century later,
We still berate her
The hunger striker hater
And as we try and reason why
Too many people die
I say disband army
They have little sympathy
With the civilian population
They worsen a situation
We need an army of social workers
Physiatrists, physios, Doctors,
So take your 19 year old yob
And find him a better job
Train him in chemotherapy
Cause where I’m from cancer is the real enemy
The new land mine, death that takes time,
Killed slowly through neglect
And the politicians don’t give a feck
Them ex-terrorists got paid off
While the alliance got laid off.
My mum marched for civil rights
Joined the peace people, stayed out of fights,
Now she’s rolling in pain

Because the healthcare provision is insane,
While the politicians are rolling in sterling
Guess it must dilute the all-Ireland yearning.

 

Un terrain d’entrainement

Un terrain d’entrainement pour l’armée britannique

Désolée si ça vous panique

Mais ils ont appelé ça les « Troubles »

Car ils ne l’ont jamais pris au sérieux

C’était plutôt pratique, je dirais,

De patrouiller dans des tanks armés

Des rues et des prairies

Avec des repas chauds garantis.

Etrangère et hostile, cette terre

Sans soleil, sans désert

Pas très loin d’Angleterre

Le coût de carburant allégé

Et peu importe les gens tués

Ca ne les a pas déconcertés.

Des fois ils s’amusaient

A mettre un Irlandais

Dans un hélicoptère, monter dans les airs

Lui bander des yeux

Planer, descendre

Puis le foutre dehors

Riant à son essor.

Ou le son blanc, ou pire, rien n’empêche

Pour les gars en tole à Long Kesh

Internement- quand tu passes un séjour

Grâce à sa majesté la reine

Ni charge ni jury ne décidant ta peine,

La nature de ton infraction,

La date de ton libération.

Ils emploient ce mot

Pour cacher le complot

Internement – emprisonnement

Les Troubles – guerre civile

Plantation – occupation.

Personnes déchues de leurs droits

Forcées d’abandonner leurs terres et leurs voix.

Mais revenons aux faits concrets

Ce n’est aucunement un secret

Que les Troubles ont aidé l’armée.

L’occupation à petite échelle

N’a pas crée des réfugiés réels

Les gens ont fui

Vers d’autres pays

Où ils bossaient dans des chantiers

Ou passaient leurs nuits à travailler

Dans le pub irlandais d’un cousin

Trouvant un moyen de se débrouiller

Dans cette déroute irlandaise

Les gens se sont sauvés

Ont vu leurs proches fusillés

Et parmi les visages troublés

L’armée a bâti et barricadé,

Des routes, des bases, des miradors

Pour imposer leur droit du plus fort.

Et quand l’IRA a fait un carton

En bombardant un hôtel à Brighton Thatcher a dû regarder l’enfer

Où beaucoup vivaient à cause d’elle

Et voir tués ses amis personnels.

Donc Maggie a dit

Je pense que c’est le moment

De parler et faire des accommodements

Et un quart de siècle après le fait

On continue à la reprocher

Pour les grèves de faim, sa dureté

Et pendant qu’on débat et discute

Sur toutes ces morts et cette déroute

Je dis, pour l’armée, il faut en finir  

Ils ne sont pas capables de compatir

Avec la population civile

Ils les subjuguent, ils les humilient

Il nous faut une armée des intervenants sociaux

Médecins, psychiatres et kinos

Donc prenez le voyou adolescent

Et trouvez-lui un boulot décent

Formez-le en chimiothérapie

Car là-bas le cancer est le vrai ennemi.

La nouvelle mine terrestre

Lentement, elle séquestre

Par la négligence elle te pousse au bout

Et le gouvernement s’en fout

Ils ont acheté les ex-terroristes

Ecarté les partis centristes.

Ma mère a manifesté pour les droits civils

Rejoint la Peace People, évité les bagarres en ville

Et maintenant et souffre à cause de soins inadéquats

Parce que les services de santé c’est n’importe quoi

Tandis que les hommes politiques sont blindés de pognon

Ca doit tempérer leur vision ardente de réunification.

 

OU

Tandis que les hommes politiques sont pourris de fric

Ca doit tempérer leur vision d’une Irlande unie et utopique/

Ca ne m’étonne pas qu’ils oublient leurs anciens principes

 

 

 

 

 

 

 

Shan’s poem

 

My mate from Pakistan goes back to the homeland

But its house arrest for Shan

Grandparents home by US Embassy,

We’re supposed to go someday

Its years since that was a possibility

And we have this game together

About whose country is better

At topping the news bulletin

Reporting who’s had a bullet in

Invariably it’s mine

But there’s no danger when I dine

At my Northern Irish family home,

Nip back when I hear mum moan

Its years since Shan’s gone

Hard to leave for so long

And not visit the North

The mountain ranges, desolate places,

Explosive changes

And it’s always been this way

And mine’s gets better, hers gets worst

And the procession behind the hearse,

Commits the dead to verse

And Jihad video.

And continues to sow

In the fertile minds

Of martyrs friends

That they must seek revenge.

And I know Shan’s scared

What with all the news we’ve heard

And we’re both exiles in London

And our countries are long gone

Cause what is there to do

Between me and you

To make our countries better

Cause life is for living and here its free

And on our head let it be

My grandfather was a sheep farmer

Shopkeeper, bread man, father of ten

Shan’s was the grandfather of the judiciary

Very different men

He’s got his name in history

Shan’s got surnames on street signs

My granddad has zero Google finds

Shan’s great-granddad was the first chief     justice

And what will become of us

What is our responsibility

To our country’s history?

It’s messy when the enemy’s within

And you find yourself in publishing

Poème pour Shan

Ma pote de Pakistan rentre à la patrie

Mais pour Shan c’est l’assignation à résidence

Chez ses grands parents près de l’ambassade des Etats-Unis.

Un jour on est censé y aller

Mais depuis des années il n’y a plus la possibilité

Et on s’amuse à se demander

Lequel de nos deux pays

Est le plus souvent à la une

Pour une histoire d’infortune.

Invariablement, c’est chez moi

Mais je peux manger sans effroi

A la maison en Irlande du nord

Rentrer vite quand ma mère dit que j’ai tort/Y aller quand ma mère se plaint fort

Ca fait des années depuis que Shan n’est rentrée

Difficile de partir pour une si longue durée

De ne pas visiter le nord;

les paysages escarpés, les environs désolés, les changements effrénés.

Et c’est comme ça depuis toujours

De pire en pire chez elle, chez moi ça s’améliore

Et le cortège derrière chaque corbillard

Confie les morts à la postérité

Par une verse ou vidéo en toute fierté

Continuant à semer

Dans l’esprit fécond

Des amis de martyrs

Un message de vengeance.

Et je sais bien que Shan stresse

Après tout ce qu’on a vu dans la presse

On est toutes deux exilées à Londres

Et l’image de nos pays commence à fondre.

Car on peut faire quoi, toi et moi

Pour améliorer la situation dans nos pays

Il faut profiter de la vie, et ici c’est gratuit

A nos risques et périls.

Mon grand père était berger,

Commerçant, boulanger, le père de dix enfants

Celui de Shan était le grand-père du système judiciaire

Des hommes très différents

Il a laissé son nom dans l’histoire

Sur les panneaux de rues, leur nom de famille

 

Sur Google il n’y a pas de retour pour mon papi.

 

L’arrière grand-père de Shan fut le premier juge en chef

 

Et nous, qu’est-ce qu’on devient, bref

 

Quelle est notre responsabilité

 

Envers l’histoire de notre terre de nationalité?

 

C’est dur quand l’ennemi intime te demande « a quoi bon

 

Faire un boulot dans une maison d’édition ? »

 

A training ground

A training ground for the British Army
Sorry to alarm yeh,
But they called it The Troubles
Cause they never really, took it seriously.
It was just quite handy
To patrol in armoured Landy
Streets and fields
With guaranteed hot meals
A foreign hostile land
Without sun or sand
Not too far from England
Cut down on fuel cost
And what of lives lost
Sure they didn’t give a toss.
They had this trick
Where they’d take a mick
Up in a helicopter,
Blind fold the bugger,
Hover, lower
Then kick him out,
Laugh as he’d shout
Or white light, white noise
For the Long Kesh boys
Internment – where you have a stint
At her majesty’s pleasure,
With no charge or jury to measure
The nature of your crime
Or length of your time.
They use the word
To hide the absurd
Internment – imprisonment
The Troubles – civil war
Plantation – occupation
People stripped of right
Forced from land and sight.
But back to living history
It really is no mystery
The Troubles helped the army
The little occupation,
Didn’t cause a refugee situation
People ran away,
To see another day
On foreign building sites,
Or worked nights

In a cousins Irish pub
Found a way to slug
It out
This Northern Irish rout
People fled,
Saw loved ones shot dead
And among the troubled faces
The army built bases
Blocked roads, built watch towers
To watch the people cower
And when the IRA got real power
By bombing a Brighton hotel,
Making Thatcher see the hell,
She had unleashed,
On many a person’s head,
Saw her own loved ones dead
So Maggie says,
I think it would be wise
To talk and compromise
And a quarter of a century later,
We still berate her
The hunger striker hater
And as we try and reason why
Too many people die
I say disband army
They have little sympathy
With the civilian population
They worsen a situation
We need an army of social workers
Physiatrists, physios, Doctors,
So take your 19 year old yob
And find him a better job
Train him in chemotherapy
Cause where I’m from cancer is the real enemy
The new land mine, death that takes time,
Killed slowly through neglect
And the politicians don’t give a feck
Them ex-terrorists got paid off
While the alliance got laid off.
My mum marched for civil rights
Joined the peace people, stayed out of fights,
Now she’s rolling in pain

Because the healthcare provision is insane,
While the politicians are rolling in sterling
Guess it must dilute the all-Ireland yearning.

 

Un terrain d’entrainement

Un terrain d’entrainement pour l’armée britannique

Désolée si ça vous panique

Mais ils ont appelé ça les « Troubles »

Car ils ne l’ont jamais pris au sérieux

C’était plutôt pratique, je dirais,

De patrouiller dans des tanks armés

Des rues et des prairies

Avec des repas chauds garantis.

Etrangère et hostile, cette terre

Sans soleil, sans désert

Pas très loin d’Angleterre

Le coût de carburant allégé

Et peu importe les gens tués

Ca ne les a pas déconcertés.

Des fois ils s’amusaient

A mettre un Irlandais

Dans un hélicoptère, monter dans les airs

Lui bander des yeux

Planer, descendre

Puis le foutre dehors

Riant à son essor.

Ou le son blanc, ou pire, rien n’empêche

Pour les gars en tole à Long Kesh

Internement- quand tu passes un séjour

Grâce à sa majesté la reine

Ni charge ni jury ne décidant ta peine,

La nature de ton infraction,

La date de ton libération.

Ils emploient ce mot

Pour cacher le complot

Internement – emprisonnement

Les Troubles – guerre civile

Plantation – occupation.

Personnes déchues de leurs droits

Forcées d’abandonner leurs terres et leurs voix.

Mais revenons aux faits concrets

Ce n’est aucunement un secret

Que les Troubles ont aidé l’armée.

L’occupation à petite échelle

N’a pas crée des réfugiés réels

Les gens ont fui

Vers d’autres pays

Où ils bossaient dans des chantiers

Ou passaient leurs nuits à travailler

Dans le pub irlandais d’un cousin

Trouvant un moyen de se débrouiller

Dans cette déroute irlandaise

Les gens se sont sauvés

Ont vu leurs proches fusillés

Et parmi les visages troublés

L’armée a bâti et barricadé,

Des routes, des bases, des miradors

Pour imposer leur droit du plus fort.

Et quand l’IRA a fait un carton

En bombardant un hôtel à Brighton Thatcher a dû regarder l’enfer

Où beaucoup vivaient à cause d’elle

Et voir tués ses amis personnels.

Donc Maggie a dit

Je pense que c’est le moment

De parler et faire des accommodements

Et un quart de siècle après le fait

On continue à la reprocher

Pour les grèves de faim, sa dureté

Et pendant qu’on débat et discute

Sur toutes ces morts et cette déroute

Je dis, pour l’armée, il faut en finir  

Ils ne sont pas capables de compatir

Avec la population civile

Ils les subjuguent, ils les humilient

Il nous faut une armée des intervenants sociaux

Médecins, psychiatres et kinos

Donc prenez le voyou adolescent

Et trouvez-lui un boulot décent

Formez-le en chimiothérapie

Car là-bas le cancer est le vrai ennemi.

La nouvelle mine terrestre

Lentement, elle séquestre

Par la négligence elle te pousse au bout

Et le gouvernement s’en fout

Ils ont acheté les ex-terroristes

Ecarté les partis centristes.

Ma mère a manifesté pour les droits civils

Rejoint la Peace People, évité les bagarres en ville

Et maintenant et souffre à cause de soins inadéquats

Parce que les services de santé c’est n’importe quoi

Tandis que les hommes politiques sont blindés de pognon

Ca doit tempérer leur vision ardente de réunification.

 

OU

Tandis que les hommes politiques sont pourris de fric

Ca doit tempérer leur vision d’une Irlande unie et utopique/

Ca ne m’étonne pas qu’ils oublient leurs anciens principes

 

 

 

 

 

 

 

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